LA RÉSERVE FAUNIQUE MASTIGOUCHE

Après plus de deux années passées au Québec, nous avons eu le temps d’explorer les régions limitrophes à Montréal : Laurentides, Outaouais, Cantons-de-l’Est… et bien évidement, la Mauricie, réputée pour son magnifique Parc National courut par les amoureux de plein-air. Cette fois-ci, c’est encore un peu plus au nord que nous posons nos valises pour les trois jours à venir.  Nous sommes attendus à la Réserve faunique Mastigouche à environ 2h15 de route de Montréal.

C’est au camping du Lac-Saint-Bernard situé à environ 13km de l’accueil Pins-Rouges que nous trouvons la typique tente Hékipia qui nous hébergera pour la nuit. Cette tente toute équipée et plutôt spacieuse plaira aux amateurs de « glamping – prêt-à-camper » à la recherche d’un certain confort en pleine nature. Petit frigo, barbecue, vaisselle, réchaud, rangements diverses… Il y a tout ce qu’il faut pour s’installer à court ou moyen terme pour une expérience en camping sans devoir apporter tout son équipement.  Deux chambres pouvant accueillir jusqu’à 4 adultes sont accessibles au fond de la tente où il vous faudra tout de même apporter votre propre linge de lit.

Nous profitons de la présence d’un petit dépanneur pour nous procurer du bois et du journal à l’entrée du camping. Impossible de réussir à 100% son expérience en plein-air sans pouvoir faire griller ses chamallows sur un feu de camps ! Il est 19h et nous commençons à avoir faim. Ni une, ni deux, à peine arrivé sur notre emplacement que Florian s’active à allumer nos bûches. Quelques minutes à peine, nous  voilà équipés de nos branches-brochettes, sachet de chamallows sauvagement ouvert entre nos deux transats, à faire dorer ces délices sucrés au-dessus des flammes.

On se partage une petite salade quand Florian aperçoit entre les arbres qui nous entourent un magnifique ciel rose. On saut sur nos appareils photos en laissant notre repas en plan et nous courons jusqu’à la plage donnant sur le Lac-Saint-Bernard. Des ciels comme celui-là sont très éphémères et en l’espace de quelques minutes les jolies couleurs peuvent disparaître. On arrive sur la baie de sable littéralement scotchés par le spectacle qui se déroule sous nos yeux. De gros nuages cotonneux rose et orange reflètent dans l’eau calme. La symétrie est quasi-parfaite. Je me dépêche de prendre mes photos tandis que Florian immortalise la scène avec sa caméra. Les couleurs s’effacent rapidement et quelques gouttes de pluie viennent brouiller le reflet sur la surface de l’eau.

Tout d’un coup l’orage d’intensifie et en l’espace de quelques secondes, un mur d’eau s’abat sur le parc. C’est fou comme en l’espace de 3 minutes le temps peut changer du tout au tout. On trouve refuge sous les arbres en attendant une éclaircie qui ne viendra finalement jamais. Trempés jusqu’aux os, nous décidons de rentrer à la tente nous sécher. Tant pis pour les chamallows qui flottent dans leur sac rempli d’eau et pour le journal noyé, le feu, lui, brûle toujours malgré la pluie. C’est dire comme il est costaud.

On se couche dans l’une des chambres  alors que la pluie tambourine la toile de la tente. On chasse les quelques moustiques et on éteint la lumière d’appoint. Il fait nuit noire ; nous ne prenons même pas la peine de remonter les toiles qui servent de « volets ». Après tout, c’est quand même sympa de se réveiller naturellement à la lumière du jour. Nous nous couchons dans nos gros duvets et attendons sagement l’arrivée du marchand de sable pour une belle nuit de sommeil.

 

LE SENTIER DES SIX-CHUTES

Nous avions décidé de nous lever aux aurores pour faire la randonnée des « Six-Chutes » et ainsi profiter des belles couleurs du matin… En vain. Il pleut encore un peu, le ciel est tout triste et gris. Je reste encore un peu blotti dans mon duvet à écouter les gouttes s’écraser sur notre toit. Florian est déjà dehors en train d’essayer de ressusciter son feu de la veille. Vous pouvez me dire ce que c’est que cette obsession qu’ont les hommes avec le feu ?!  Sûrement des vestiges de l’aire préhistorique… Je sens un parfum de bois brulé depuis ma chambre – il a réussi ! Je me lève prendre notre petit déjeuner de campeurs pros : tartines aux Nutella et jus d’orange !  De vrais guerriers on vous dit…

La pluie cesse, il est presque 10h quand nous partons randonner. Il nous faut 40 min de route à travers le parc pour nous y rendre. La voiture glisse sur les chemins à cause de la pluie. Cette courte balade ne fait que 2,5 km et longe une rivière jusqu’à une tour d’observation donnant sur un immense lac. Ce sentier est très agréable car il y a de multiples accès sauvage pour approcher les cascades et les rapides. Nous faisons voler notre drone, j’en profite pour prendre des images depuis la terre. On croise une petite grenouille qui passe par là. Il fait frais et une odeur de bois mouillé flotte dans les airs. Nous reprenons la route sans même avoir fini la randonnée mais ce n’est que partie remise. Nous reviendrons… et sous le soleil cette fois !

 

LES LIENS UTILES

www.sepaq.com/rf/mas/
www.tourismemauricie.com/

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