L’HÔTEL SACACOMIE

A midi, nous avons rendez-vous à l’Hôtel Sacacomie à une demi-heure de route du Parc. Dans le hall trône une immense cheminée où des bois d’orignaux siègent en maître. Une peau d’ours polaire est tendue sur l’un des murs en bois rond. Un large bouquet de pivoines est placé sur la table du petit salon. L’ambiance est chaleureuse et les salariés sont souriants. Nul doute à l’horizon, nous sommes bien dans un superbe cocon de luxe… Construit en 1998, l’Hôtel Sacacomie jouit de la belle réputation d’être l’une des destinations touristiques favorites des touristes au Québec et pour cause. Niché au cœur de la forêt mauricienne, ce magnifique hôtel de bois s’accordant avec harmonie au paysage surplombe un lac immense. Nous n’avons pas besoin d’aller trop loin pour découvrir la vue puisque depuis le restaurant de hôtel, de larges baies vitrées donnent sur la vallée.

LE DÉJEUNER

On nous propose une table près des fenêtres du balcon pour notre déjeuner. Il pleut des cordes dehors. Nous arrivons à peine à discerner les montagnes de l’autre côté du lac. C’est dommage, notre activité de trottinette électrique tout terrain risque d’être remise à demain.  Nous débutons le repas par un doux potage aux poireaux suivi d’une poutine au canard pour moi et de pâtes au gorgonzola pour Florian. De quoi réchauffer les cœurs… C’est copieux et les goûts sont marqués. Nous optons pour une glace et une tarte à l’érable pour nos desserts. Encore une fois, le service est impeccable et notre serveur très souriant.

NOTRE CHAMBRE

Plus tard nous apprenons tristement que notre activité est annulée. Eh oui ! Impossible de faire de la trottinette sous la pluie ! Nous décidons alors de nous installer dans notre chambre. Nous logeons dans la suite 217 au troisième et dernier étage de l’Hôtel. La chambre est toute petite mais nous avons quand même une belle salle de bain avec baignoire. La décoration est classique et cohérente avec l’ambiance « chalet chic ». Le point fort ? Le grand balcon offrant une vue privilégiée sur la vallée. On aperçoit au loin quelques courageux qui pagaient. Un hydravion décolle depuis le lac. Même sous la pluie, certaines activités tournent encore.

OBSERVATION DES OURS NOIRS ET DES CASTORS

Après avoir piqué une tête dans la piscine couverte, nous nous préparons pour notre activité du soir. Heureusement, la pluie s’est arrêtée et un large soleil domine le ciel. Décidément, c’est quelque chose la météo au Québec ! Nous rejoignons Marty qui sera notre guide pour notre observation des ours noirs et des castors. Une vingtaine d’autres personnes nous entourent et écoutent avec nous les instructions avec attention. Pas de bouffe, pas de bruit. Pas même de la bombe anti-moustiques ! Nous sommes avertis. Les ours sont des animaux sauvages et imprévisibles et les consignes ne sont pas à prendre à la légère au risque de mettre la sécurité du groupe en question. Marty est équipé d’une bombe au poivre et d’un avertisseur sonore pour protéger la troupe au besoin… mais partons serein. Depuis la création de l’activité, aucun accident n’a déjà été déploré !

L’activité se découpe en deux temps. Nous commencerons par l’observation des ours. Pour nous rendre sur place, le groupe de divise pour monter à l’arrière de deux très anciens camions militaires servant désormais de navettes. Et accrochez-vous ! Notre conducteur avale les bornes dans les chemins cabossés du domaine nous faisant parfois décoller de notre banc. On est secoué dans tous les sens, faisant marrer les plus petits… et les plus grands ! Plus que quelques minutes à tenir, nous voilà arrivés à destination. A partir de là, plus aucun mot n’est permis et les pas doivent être légers pour ne pas effrayer les animaux.

Le petit groupe empreinte silencieusement en file indienne un court sentier. Marty est le premier à arriver à la cabane servant de tourelle d’observation et s’arrête soudainement. Le groupe s’immobilise au geste de sa main. Il nous indique avec ses doigts que 4 ours noirs sont déjà présents sur le site. Super ! Et dire que certain soir, des malchanceux attendent les animaux parfois pendant plus d’une heure… Et même si les chances sont plutôt hautes, parfois les visiteurs n’en voient même pas du tout. Les aléas de la nature…

Notre guide nous invite à grimper doucement dans la cabane pour prendre place sur les bancs de bois. Effectivement, 3 oursons et une maman ours s’affairent déjà autour d’un bidon ouvert où est disposé de la nourriture. Difficile d’estimer la distance mais je dirais qu’ils se trouvent à environ 60 mètres de notre tour. Personne ne parle, les enfants sont étonnement silencieux. Marty leur a dit que s’ils étaient bruyants, les ours viendraient les manger tout-cru… ça a dû faire son petit effet !

Seuls quelques corbeaux qui croassent brisent le silence. Les oursons se chamaillent et montent aux arbres au moindre bruit suspect… La maman a bien fait son travail on dirait. Trente minutes s’écoulent avant que notre guide nous en chuchote un peu plus sur eux : leur habitat, la reproduction, leur alimentation etc… Au bout d’une heure d’observation, nous quittons ravis, notre cahute pour nous diriger vers une nouvelle non loin de là.

Quelques minutes de marche, nous voilà dans l’antre du castor ! Le groupe fait face à un lac au reflet de miroir. Des troncs d’arbres morts sont encore présents au milieu de l’eau, vestige de l’ancienne forêt avant l’arrivée des castors. Notre guide, avec son chapeau d’explorateur à la Indiana Jones, se met à siffler pour prévenir le couple de castor de notre arrivée. Devant nous, ils plantent des branches de boulot qui serviront à appâter les petites bêtes hors de l’eau pour que nous puissions bien les observer. Quelques minutes se passent, Marty comble le vide en nous expliquant la vie passionnante de cet architecte à quatre pattes. Ce lac a été créé de toute pièce par les deux animaux grâce à des barrages très solides qu’ils ont construits pour dériver faire dériver l’eau.

Quelques canards viennent troubler l’attention du public qui s’impatiente… puis soudain, une petite tête sort de l’eau comme par magie. Tous les appareils photos du groupe de déclenchent en même temps créant un drôle de brouhaha. On se croirait à Cannes ! Il s’agit de Charlot, le mâle du couple. Eh oui ! Marty les a affectueusement nommés « Charlot & Charlotte », gage d’une certaine amitié qui s’est liée avec ces deux animaux sauvages.
Un peu bedonnant, il sort de l’eau et attrape maladroitement une première branche pour rentrer à l’eau rapidement. Le castor se dirige vers la gauche et notre guide nous explique qu’il apporte la nourriture à Charlotte qui a certainement mis bas un peu plus loin les jours précédant notre visite. Encore à deux reprises, nous le reverrons furtivement prendre ses branches pour repartir vers sa dulcinée. Qu’ils sont galants ces castors ! Quelques minutes encore et nous rentrons à l’hôtel à bord de nos camions tout-terrain.

LE DÎNER

Nous arrivons pile poils à l’heure du coucher de soleil ! Comme la veille, nous saisissons nos caméras en urgence pour capturer les dernières lueurs de la journée. S’en était moins une ! Nous sommes attendus pour le souper 4 services au restaurant. Contrairement au déjeuner, la carte s’annonce plus raffinée. Soupe de chou-fleur en amuse-gueule, feuilleté de truite avec caviar et salade de saumon fumée. Ensuite, nous ne sommes pas compliqués dans nos choix puisque nous restons dans le poisson. Saucée rosée sur purée de choux avec pavé de saumon et truite fondante accompagnée de sa délicieuse purée de pois. Un délice même si je regrette une cuisson du saumon un peu trop forte à mon goût. Concernant le dessert, nous suivons les conseils de notre serveur en prenant l’excellent semifreddo à la pistache, framboises et crumble au chocolat qui ravira nos papilles. Une douceur pour cette fin de repas. Nous rentrons à notre chambre, le ventre plein pour une bonne nuit de sommeil.

LE BRUNCH

Le lendemain matin, Florian se lève aux aurores pour assister au lever du soleil. 6h du matin, c’est l’heure idéale pour faire voler notre drone  au-dessus du lac dans un ciel parfaitement dégagé. Pas de vent, une eau paisible, une lumière chaude et franche, personne à l’horizon…  Décidément, on les aime ces levers de soleil ! En voyant ses images, je regrette amèrement ma fainéantise d’être restée couchée un peu plus longtemps…

Une bonne douche et hop ! Direction la salle de restaurant pour déguster notre brunch.  Il est 8h, quelques personnes s’affairent autour du buffet à volonté. Bacon, œufs brouillés, fruits frais, viennoiseries… Il y en a pour tous les goûts. Une cuisinière me prépare un œuf miroir sous mes yeux et en direct. On trouve même de la pâte à tartiner au chocolat pour tartiner nos baggles toastés.

Nous ne trainons pas trop car notre activité de trottinette électrique annulée la veille doit être reportée à ce matin. Cependant, une fois arrivée au centre d’activités, on nous annonce que les sentiers restent impraticables. Effectivement, il nous sera impossible d’évoluer dans les chemins si nous avons de la boue jusqu’au niveau des genoux. Sans compter sur le risque de blessures plus élevé. Un peu bredrouilles, nous regardons s’il est possible de faire autre chose parmi les activités proposées. Notre choix s’arrête alors sur une heure de buggy, juste avant notre départ, entre 11h et midi.

1 HEURE DE BUGGY DANS LES BOIS

Nous nous équipons de nos tenues de guerriers (entendez par là de magnifiques survêtements et vieux sweat-shirts) et rejoignons le lieu de départ de l’activité. Nous sommes seulement accompagnés d’un autre couple et de notre guide. C’est encore une fois Marty qui nous accompagnera ! Décidément, en plus d’avoir des méchants airs à la Indiana Jones, ce monsieur est un vrai couteau suisse ! Il nous raconte être l’un des guides « internes » à l’hôtel, ce qui lui permet d’exercer dans toutes les activités proposées. Un bien beau métier…

Nous effilons nos casques, nos lunettes de protection et nous voilà en train d’assister à une courte formation pour la conduite de l’engin. Les buggys sont automatiques et se pilotent aussi simplement qu’une voiture. Je suis rassurée même si je préfère laisser Florian conduire en premier. Marty nous indique les endroits où s’accrocher « au cas où » nous serions trop secoués… Une très bonne initiative qui, je vous l’assure, nous servira par la suite.

 

C’est parti pour 1 heure à l’assaut des sentiers du domaine. Nous parcourrons aussi une partie de la Réserve faunique Mastigouche mais sans trop nous y perdre. Le temps passe très vite à bords de ces gros quads à 4 roues motrices et nous devons êtes rentrés avant l’heure du déjeuner. Nous contrôlons notre vitesse car le risque de collision avec un animal est bien présent. Surtout il faut être attentif et bien suivre les traces de Marty qui ouvre la voie. Nous passons dans des endroits très pentus, les buggys sont des machines capables de grimper n’importe quelle côte avec une grande facilité.
Parfois, de grosses roches nous barrent la route mais cela ne représente pas un problème. Notre véhicule est équipé de gros pneus tout terrain nous permettant de tout escalader.
Comme vous pouvez l’imaginer, nous sommes très secoués et je m’agrippe comme je peux aux poignées présentes sur les renforcements. J’abandonne rapidement l’idée de prendre des photos. On nous avait promis du sport… en voilà ! Petit à petit, nous prenons confiance et la vitesse commence à s’accélérer.
Ce qu’on préfère ? Foncer dans les flaques de boue pour éclabousser le plus possible, comme des gamins ! On s’éclate et on rit à plein poumon ! Marty nous arrête près d’un beau point de vue, moment idéal pour changer les pilotes. Je me retrouve au volant sans appréhension et termine la balade « tranquillement ».

Après une grosse heure, nous arrivons à bon port. Si à votre tour vous êtes tentés de faire du buggy, nous vous conseillons vivement de choisir le forfait 2h qui vous permettra de plus profiter !. Nous rendons notre matériel et reprenons notre auto direction de Parc des Chutes de Sainte-Ursule pour terminer notre week-end en beauté.

LE PARC DES CHUTES DE SAINTE-URSULE

S’il y a bien une chose qu’on adore observer lors de nos escapades, c’est les cascades. A chaque fois nous sommes ébahis par ces forces de la nature qui nous font sentir minuscules. On en connait déjà pas mal… les Chutes Rawdon, la Chute du Diable, la Chute Waber… mais nous n’avions encore jamais mis les pieds au Parc des Chutes de Sainte-Ursule ! Cet endroit magnifique et très facile d’accès n’est pourtant qu’à 1h30 de Montréal. Imaginez une balade familiale de quelques heures longeant un torrent d’eau vive. Le sentier est bien aménagé et balisé, impossible de se perdre !

Nous démarrons la balade en descendant directement la rivière où de nombreux beaux points de vue nous attendent. Il y a plusieurs escaliers à prendre pour arriver jusqu’à la plage où des enfants trempent les pieds. Certains ont même apporté leur pique-nique. Pour remonter, deux options s’offrent à nous mais nous décidons de traverser la passerelle suspendue plutôt que de remonter sur nos pas. Nous continuons sur un joli petit chemin de bois qui sillonne entre les arbres.Quelques dizaines de mètres plus loin, nous croisons un petit garçon aux vêtements mouillés et au sourire jusqu’aux oreilles. C’est sûr, il y a donc un endroit où on peut s’approcher ! Le parcours de sépare et nous prenons le chemin au plus près du torrent. Bingo ! On arrive à un point de vue trempé par les éclaboussures de la cascade principale. Quelle force ! Nous sommes scotchés (et tout mouillés !). C’est sûrement l’endroit le plus rafraîchissant impressionnant du parc. Le bruit de l’eau qui s’écrase sur les pierres est fracassant…

Ainsi s’achève notre séjour en Mauricie. Nous remercions chaleureusement Tourisme Mauricie ainsi que ses partenaires de nous avoir accueillis pour ce magnifique séjour.

 

LES LIENS UTILES

http://sacacomie.com/
www.chutes-ste-ursule.com/
www.tourismemauricie.com

 

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